vendredi 23 septembre 2016

LONGPIGS The Wonder Drug

LONGPIGS
Lost Myself / Floss / The Wonder Drug / When You're Alone

Label : Mother Records
Année : 1996
Genre : Power Pop
6° morceau de L'Inventaire 43 : The Wonder Drug

Ça n'engage que moi bien sûr : Longpigs est certainement le groupe le plus sous-estimé des années 90. 
Classique dans leur formation (voix-guitare-basse-batterie) et guère plus original dans leur son pop-rock, Longpigs allie trois qualités qui auraient dû leur ouvrir les portes du succès. De véritables chansons, écrites et abouties, dont certaines à l'indéniable potentiel tubesque (franchement, quel morceau d'Oasis peut s'aligner sur le démentiel She Said ?). Une véritable puissance de feu, toutes guitares dehors, notamment due au talentueux Richard Hawley (nous y reviendrons un peu plus tard). Et une présence scénique attestée : ceux qui ont vu à l'époque leur concert à la Route du Rock, ou à défaut en ont écouté la retransmission, chez Bernard Lenoir sur France Inter, gardent le souvenir ému d'une prestation chargée en électricité.
Après un démarrage foireux chez Elektra, le groupe est finalement signé sur le jeune label Mother Records, créé par U2. Mais, comme Jack apparus à la même époque*, The Longpigs arrive un peu tard, dans un britpop fatiguée et fatigante. Ils ont beau multiplier les premières parties bien visibles (Suede, Supergrass, Radiohead, et plus tard U2), parcourir les festivals, abreuver les radios de singles, le succès est très relatif, malgré l'accueil chaleureux réservé au premier album The Sun Is Often Out
En 1999 ils sortent Mobile Home, leur deuxième LP magnifiquement écrit, dans l'indifférence quasi-générale. En 2000, leur label ferme ses portes. Lors d'un concert des Pretenders, le chanteur et le batteur se foutent sur la gueule et ce dernier quitte le groupe. Un remplaçant tient les baguettes durant un an, mais l'histoire capote très vite. Fini les Longpigs
Restent deux albums plus que recommandables et une poignée de singles gavés d'inédits (dont ce Wonder Drug qui, comme She Said, jette un œil acerbe sur la superficialité des milieux branchés) et de bon souvenirs... 
Et puis Richard Hawley, le guitariste, qui est allé faire du remplacement chez le groupe de son pôte Jarvis, Pulp, avant de sortir  huit albums hautement recommandables sous son nom. Tout n'est pas perdu... 

* voir le début de ce même mix


THE LONGPIGS Lost Myself (45t) pochette intérieure



Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire