Affichage des articles dont le libellé est The Animals. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est The Animals. Afficher tous les articles

jeudi 27 décembre 2018

KAT ONOMA The Animals

KAT ONOMA
Stock Phrases

Label : Just'in Distribution
Année : 1989
A1 The Animals    
A2 Private Eye
A3 Lady M.
A4 Lifeguard's Ditty
B1 A Wind That Hungers
B2 The Landscape
B3 Four Color Game
B4 Ashbox
B5 Worst Friend

Genre : Rock cubiste
8° morceau de L'Inventaire 51 : The Animals

Parce que ses membres étaient moins crétins que les Ramones, Kat Onoma eut vite fait de se faire taxer de "rock intello". 
C'est sûr qu'avec ses mises en musique de poème ou ses paroles tirées du Livre des ecclésiastes, Rodolphe Burger, chanteur et guitariste du groupe, envoie le rock français dans une galaxie à laquelle Jean-Louis Aubert n'avait jamais aspiré. Mais c'est surtout au niveau du son et de la production que Kat Onoma laisse beaucoup de monde à la traine. La sempiternelle formule guitare/basse/batterie est ici augmentée d'un trompettiste, Guy Bix Bickel, qui occupe de façon peu orthodoxe, nerveuse et puissante, l'espace laissé par le reste du groupe. 
Ce deuxième LP, enregistré à Bruxelles, un an après le confidentiel Cupid, va les mettre dans la lumière, notamment grâce au single The Animals dont le clip tourne miraculeusement sur M6. Ils resteront cependant estampillés groupe France Inter/Télérama parce que dans ce pays, on aime bien les étiquettes et que le rock sente un peu des pieds. 
L'affaire durera cinq albums studio et deux live, Burger continuera en solo à sortir des albums, accompagnera d'autres artistes, des lectures, du cinéma et offrira à Bashung le terrible Samuel Hall, un morceau écrit à l'origine pour Kat Onoma, mais dont il était convaincu que Bashung le chanterait mieux que lui. La classe, non ?

samedi 18 juin 2016

THE ANIMALS I'm Crying

THE ANIMALS
I'm Crying/Take It Easy
She Said Yeah/I'm In Love Again

Label : Columbia
Année : 1964
Genre : 60's Rock
5° morceau de L'Inventaire 41 : I'm Crying

En cette année bénie de 1964, les Beatles sont encore de gentils garçons bien coiffés, les Stones sortent leur premier album, les Pretty Things leurs premiers singles et les Animals en publient six d'affilée. Celui-ci est le cinquième. 
Bien sûr, pour beaucoup, ce groupe emblématique du "British Blues Boom" se résume au tube planétaire The House Of The Rising Sun, inspiré d'un morceau traditionnel que l'orgue d'Alan Price et les vocaux sulfureux rendront carrément explosif pour l'époque. 
Pour d'autres, The Animals vaut surtout pour la voix éraillée et puissante d'Eric Burdon, qui, avec Van Morrison du groupe Them, est l'une des rares personnes à pouvoir assumer le terme de "bluesman blanc" sans sombrer dans le ridicule ou la caricature.  
En fait, au-delà de la somme de talents individuels qui le composait, The Animals était un véritable groupe, au moins pendant les deux premières années, car il possédait ce précieux Graal qui fait la différence : un son. Un son immédiatement identifiable, puissant et un peu sale, que beaucoup vont allègrement tenter de copier comme (au hasard) les Doors trois ans plus tard. 
Loin de toute nostalgie, on peut avouer sans honte que, glisser ce I'm Crying plus de 50 ans après sa sortie au beau milieu d'un set de morceaux récents et voir des gamins se déchainer dessus rend le DJ heureux.