30 minutes de musiques enchaînées, B.O., rock tendu, soul mélancolique ou dérapages brésiliens, du court, du long, du bon...
mardi 14 août 2012
PETE CHALLIS & PHIL DIPLOCK My Way
MINIATURES a sequence of fifty-one tiny masterpieces edited by Morgan-Fisher
Label : Pipe Records
Année : 1980
Face A : Ollie Halsall & John Halsey : Bum Love - The Residents : We`re A Happy Family / Bali Ha`i - Roger McGough : The Wreck Of The Hesperus - Morgan Fisher : Green And Pleasant - John Otway : Mine Tonight - Pete Challis & Phil Diplock : My Way - Robert Wyatt : Rangers In The Night - Stinky Winkles : Opus - Mary Longford : Body Language - Andy Newman : Andy The Dentist - David Bedford : Wagner`s Ring In One Minute - Fred Frith : The Entire Works Of Henry Cow - Maggie Nicols : Look Beneath The Surface - Joseph Racaille : Week-End - The Work : With Wings Pressed Back - Neil Innes & Son : Cum On Feel The Noize - Herbert Distel : Toscany In Blue (Last Minute) - Lol Coxhill : An End To The Matter - Ken Ellis : One Minute In The Life Of Ivan Denisovich - Steve Miller : Alice - Norman Lovett : John Peel Sings The Blues Badly - Patrick Portella : Serrons Nous Les Coudes - George Melly : Sounds That Saved My Life (Homage To K.S.) - Robert Fripp : Miniature - Andy Partridge : The History Of Rock`N`Roll - Phantom Captain : Breather
Face B : Ron Geesin : Enterbrain Exit - Alejandro Viñao : An Imaginary Orchestrina - Quentin Crisp : Stop The Music For A Minute - Simon Desorgher : Tetrad - Ralph Steadman : Sweetest Love (Lament After A Broken Sashcord On A Theme Of John Donne) - R.D. Laing & Son : Tipperary - Trevor Wishart : Beach Double - John White : Scene De Ballet - Ivor Cutler : Brooch Boat - Hector Zazou : Do Tell Us - Michael Bass & Ellen Tenenbaum : A Miniaturisation Of Bartok`s Sonata For 2 Pianos & Percussion (3rd Movement) - Martin Chambers : A Swift One - Bob Cobbing & Henri Chopin : Refreshment Break - Dave Vanian : Night Touch - Metabolist : Raging Poodles - Gavin Bryars : After Mendelssohn (137 Years) - 1/2 Japanese : Paint It Black - Simon Jeffes : Arthur`s Treat - Mark Perry : Talking World War III Blues - Michael Nyman : 89-90-91-92 - David Cunningham : Index Of Ends - Kevin Coyne : James, Mark & Me (In The Manner Of Tom Waits) - Etron Fou Leloublan : Hep ! - Neil Oram & Ken Campbell & Science Fiction Theatre Liverpool : The Minute Warp - Pete Seeger : Chorale From Beethoven`s 9th Symphony
Genre : Court
Diffusé dans l'Inventaire n°3 : My Way
Ou comment faire rentrer 55 talents dans un simple 33 tours*.
A titre d'exemple, en fin d'Inventaire, la reprise la plus cool (et, forcément, la plus courte) du tube planétaire de Claude François.
| Le dépliant inséré dans l'album |
*En 2000 est sorti un CD reprenant cet album plus sa suite, constituée de 51 nouveaux morceaux enregistrés 20 ans après.
JOHN CALE Heartbreak Hotel
JOHN CALE
Slow Dazzle
Label : Island Records
Année : 1975
Face A : Mr. Wilson 3:17 - Taking It All Away 2:59 - Dirty Ass Rock 'n' Roll 4:44 - Darling I Need You 3:38 - Rollaroll 3:59
Face B : Heartbreak Hotel 3:14 - Ski Patrol 2:12 - I'm Not The Loving Kind 3:12 - Guts 3:27 - The Jeweller 5:07
Genre : Rock tordu
Diffusé dans L'Inventaire n°3 : Heartbreak Hotel
John Cale ne s'est pas contenté de survivre à la fin du Velvet Underground, il a enchaîné dès 1970 avec une carrière solo passionnante et résistante, riche en expérimentations diverses, en collaborations fructueuses, régulièrement ponctuée d'albums avec un minimum d'erreur de parcours. Slow Dazzle arrive juste après l'album Fear (1974) et prolonge la plongée au cœur des aspects les plus sombres de la personnalité du chanteur. Il ne s'agit pourtant pas d'albums dépressifs, la musique y est aussi tranchante qu'une lame, aussi dure que le métal. Cette version d'Heartbreak Hotel en est un exemple éprouvant : l’hôtel des cœurs brisés célébré par Elvis perd ici ses accents blues-rock pour devenir une complainte agressive dans laquelle la voix de John Cale se fait menaçante, au bord de la folie, tout le contraire du chant romantique que les Eagles choisiront pour évoquer l'Hotel California un an plus tard.
John Cale a aujourd'hui 70 ans, il produit encore des albums et les défend sur scène avec la même présence envoutante. Pour les Eagles, ça reste à prouver...
SERGIO MENDES & BRASIL '66 Crystal Illusions (Memorias de Marta Sare)
SERGIO MENDES & BRASIL '66
Crystal Illusions
Label : A&M Records
Année : 1969
Face A : (Sittin On) The Dock Of The Bay 3:08 - Viola 3:47 - Song Of No Regrets 3:55 - Salt Sea 2:29 - Empty Faces 2:48
Face B : Pretty World 3:20 - Dois Dias 2:29 - You Stepped Out Of A Dream 2:34 - Crystal Illusions (Memorias de Marta Sare) 7:50
Genre : Brasilian mayonnaise
Sergio Mendes a été révélé aux Etats-Unis par le pape du Easy Listening, Herb Alpert. Avec sa musique oscillant entre bossa, jazz, pop orchestrale et reprises chaloupées, il n'eut pas toujours la reconnaissance critique qu'il méritait, ce qui ne l'empêcha pas d'être terriblement populaire à travers le monde, que ce soit dans les sixties avec son groupe Brazil '66 ou sur la décennie suivante avec la suite : Brazil '77. Il fait aujourd'hui l'objet d'une véritable adoration, aussi bien chez les amateurs d'exotisme, de world music, que chez les DJ et producteurs de musique électronique qui le samplent avec gourmandise.
Si ce sixième LP du groupe n'est pas forcément le meilleur (les arrangements de la première face manquent un peu de l'inspiration habituelle de Sergio), ce long morceau qui clôt l'album et lui donne son titre est une immense pièce de pop orchestrale qui hésite en permanence entre deux pas de danse, une envolée lyrique et les dérives d'un psychédélisme d'époque tout à fait bienvenu.
THE LAFAYETTES Life's Too Short
THE LAFAYETTES
Nobody But You/Life's Too Short
Label : RCA
Année : 1962
Genre : Joyau Pop
Diffusé dans L'Inventaire n°3 : Life's Too Short
The Lafayettes est le parfait exemple de ce que les anglo-saxons appellent les "One hit wonders", ces groupes ou individus qui ont produit un succès, ont fait un petit tour de piste, puis ont disparus aussi vite qu'ils étaient apparus. Si le phénomène traverse l'histoire de la musique pop-rock jusqu'à nos jours. il fut particulièrement sensible dans les années 60, aux États-Unis, où l'explosion du 45t permit l'éclosion de tas de groupes à consommation rapide, plus ou moins talentueux, très vite remplacés par le nouveau coup de cœur d'une jeunesse capricieuse et consumériste. The Lafayettes n'avaient probablement pas l’abattage des Stones ou des Beatles, mais au vu des deux titres qui occupent les faces de ce single, ils méritaient mieux qu'une carrière éclair.
Cette version est le pressage français sorti en 1970. Si ce 45t
respecte le son mono d'origine, il ne reprend en revanche que deux des
quatre titres publiés sur l'original américain de 1962.La face A, Nobody but you, reste énergique est efficace, mais c'est ce Life's Too Short, ici en face B, avec ses roulements de baguettes sur le bord de
la caisse claire qui laisse à penser qu'il y avait, derrière ce septet
de Baltimore, une inspiration originale qui aurait peut-être mérité de
pousser jusqu'à l'album.
Ce morceau est d'ailleurs resté dans quelques mémoires et figure dans la bande originale du film Hairspray de John Waters (l'original, pas le remake !).
Ce morceau est d'ailleurs resté dans quelques mémoires et figure dans la bande originale du film Hairspray de John Waters (l'original, pas le remake !).
HINT 100% White Puzzle (K2 Mix)
HINT
Product Topology
Label : Pandemonium
Année : 1996
Face A : The Hap In Tenebris (There Is No America Mix) - My Second Hand (One Handed Billard Player Mix) - Eyes In Axis (Sorry For Being Late Mix) - Mathematician's Love Letter (Underwater Mix)
Face B : 100% White Puzzle (K2 Mix) - Eyes In Axis (Diamond Is Carbon Mix) - Foetus In Tenebris (Claustrophobic Mix) - Eyes In Axis (Diaphonic Interferences Mix)
Genre : No genre
Diffusé dans L'Inventaire n°3 :100% White Puzzle (K2 Mix)
Comme ils ne savaient pas où les ranger, les journalistes se sont mis à décliner des tas de catégories pour les identifier : Expérimental, Ambient, No wave, Noise, Avant-garde, post-rock... en oubliant qu'il s'agissait avant tout de musique. Une musique sans vraies paroles mais pleine de bruits urbains, de chants débarqués de contrées lointaines, d'instruments furieux et de mélodies souterraines. Hint défiait les classements, à la recherche de sonorités nouvelles et personnelles. Hervé Thomas, Arnaud Fournier, et leur précieux sonorisateur Pascal Ianigro ont ainsi projeté images et sons dans les années 90 sur les scènes prêtes à accueillir la bête. Ils sont revenus en 2009 pour une tournée en compagnie d'un autre groupe tout aussi difficile à étiqueter répondant au doux nom d' EZ3kiel.
Hint n'a produit que peu d'albums. Product Topology, sorti en 1996, n'est pas vraiment considéré comme leur second, plutôt comme une relecture de leur premier, sorti l'année d'avant sous le titre 100% White Puzzle, dont les morceaux déjà riches à l'origine semble ici s'épanouir dans un univers parallèle.
Product Topolgy est sorti uniquement en vinyle tout blanc, sur le regretté label Pandemonium Records dont la mémoire vive se trouve ici.
THE SONICS High Time
THE HISTORY OF NORTHWEST ROCK Vol 3
Label : The Great Northwest Music Company
Année : 1980
Année : 1980
Face A : The Springfield Rifle: 100 Or Two (2:29)/The London Taxi: Feelin' Down (2:27)/The Bumps: Please Come Down (2:20)/The Breakers: All My Nights And Days (3:01)/Jack Horner & The Plums: Who Do You Love (1:47)/The Sonics: High Time (2:05)/The Bards: My Generation (2:30)
Face B : The Live Five: Move Over And Let Me Fly (2:14)/The Magic Fern: Beneath A Tree (2:39)/P.H. Factor: Minglewood Blues (2:51)/The Brave New World: I See (2:20)/The Kingsmen: C. C. Rider (3:12)
Genre : Compil'
Diffusé dans L'Inventaire n° 3 : High Time
Créateurs de la déflagration Psycho, héros du rock Garage, vénérés aussi bien par les rockers que les mods ou les punks, les Sonics se retrouvent régulièrement compilés, choisis aussi bien pour les anthologies de haute-volée (Nuggets) que pour les assemblages mal fagotés qui servent à exploiter des catalogues déjà amortis depuis belle lurette.
Cette compilation, sortie uniquement sur le marché américain, est cependant particulière à plus d'un titre. Par son approche géographique tout d'abord, qui rassemble dans un grand écart de styles, des groupes issus de la scène du "pacific northwest" des années 60. On y trouve des pointures (The kingsmen, The Sonics) mais aussi de parfaits inconnus, compilés par un label tout aussi mystérieux : The Great Northwest Music Company. En fait, derrière cet intitulé se cache Jerden Records, label de Seattle qui a signé entre 60 et 70 une flopée de groupes excitants mais, pour la plupart, éphémères. Ils ont d'ailleurs à nouveau tenté de valoriser leur catalogue voici une douzaine d'années, à travers des compilations, cette fois éditées en CD, qui portaient le nom de ... The History of Northwest Rock (volume 1, 2 et 3). On y retrouvait sensiblement les mêmes artistes et les mêmes morceau que la série homonyme qui nous intéresse aujourd'hui, mais répartis différemment...
Pour en savoir plus sur Jerden Records (c'est en anglais !)MARVIN GAYE Sparrow
MARVIN GAYE
Here My Dear
Label : Motown
Année : 1979
Face A : Here, My Dear (2:48) - I Met a Little Girl (5:03) - When Did You Stop Loving Me, When Did I Stop Loving You (6:17) - Anger (4:04)
Face B :Is That Enough (7:47) - Everybody Needs Love (5:48) - Time to Get It Together (3:55)
Face B :Is That Enough (7:47) - Everybody Needs Love (5:48) - Time to Get It Together (3:55)
Face C : Sparrow (6:12) - Anna's Song (5:56) - When Did You Stop Loving Me, When Did I Stop Loving You (Instrumental) (6:03)
Face D : A Funky Space Reincarnation (8:18) - You Can Leave, but It's Going to Cost You (5:32) - Falling in Love Again (4:39) - When Did You Stop Loving Me, When Did I Stop Loving You (Reprise) (0:47)
Genre : Deep, deep soul
Diffusé dans L'Inventaire n°3 : Sparrow
L'un des tout derniers enregistrements de Marvin Gaye pour la Motown... Un véritable concept-album écrit pour d'étranges raisons : les royalties devaient lui permettre de régler les comptes de son divorce avec Anna Gordy. Du coup, l'essentiel des chansons retrace son histoire avec son épouse, de leur rencontre au déchirement, additionné de quelques introspections tout aussi douloureuses sur les démons qui rongeaient Marvin Gaye (culpabilité religieuse, colère, etc). Même si ce double LP semble se terminer sur une note d'espoir (Falling in love again), il constitue une longue complainte, un bloc de confessions à fleur de peau, heureusement transcendé par le génie musical de Marvin Gaye. Les ballades somptueusement arrangées côtoient quelques pièces de slow-funk qui donnent au final une œuvre dont la richesse réclame plusieurs écoutes.
L'album sera très mal accueilli par le public et par une grande partie de la critique. Il a depuis été réévalué à la hausse et, même s'il se suffit largement à lui-même, réédité sur un CD qu'on a cru bon de gaver de prises alternatives, remixes et inédits...
L'album sera très mal accueilli par le public et par une grande partie de la critique. Il a depuis été réévalué à la hausse et, même s'il se suffit largement à lui-même, réédité sur un CD qu'on a cru bon de gaver de prises alternatives, remixes et inédits...
La pochette, au kitch gallo-romain particulièrement prononcé (la statue de Marvin Gaye tourne le dos à deux couples symbolisant l'amour, devant ce qui ressemble à un palais de justice en proie aux flammes de l'apocalypse...) est signée John Kosh, redoutable designer à qui l'on doit, entre autres, la pochette d'Abbey Road des Beatles.
COME Shoot me first
COME
Near Life Experience
Année : 1996
Label : Matador
Face A : Hurricane - Weak As The Moon - Secret Number - Bitten
Face B : Shoot Me First - Walk On's - Half Life - Sloe-Eyed
Genre : Rock tendu
Diffusé dans L'Inventaire n° 3 : Shoot me first
10 petites années, 4 albums et une poignée de singles : l'histoire de Come passerait presque inaperçue parmi les milliers de groupes qui émaillent 60 ans d'électricité musicale. Mais il suffit d'entendre (par exemple) les premières notes de guitare de ce Shoot Me First pour comprendre qu'on à affaire à ce que le rock indépendant américain produit de plus acéré. Du reste le groupe a été adoubé par l'immense Bob Mould ce qui, à mes yeux, suffit à leur donner "la carte".
En fait, même si Come a démarré en 1990 sous la forme d'un vrai groupe, il est surtout la conjugaison de deux talents qui poursuivent depuis, chacun de leur côté, une carrière solo discrète mais estimée : Thalia Zedek et Chris Brokaw.Il leur arrive cependant de se réunir sur scènes à de rarissimes occasions. Les plus chanceux ont par exemple pu les voir en 2010 à Las Vegas pour célébrer les 21 ans de leur exemplaire label Matador en excellente compagnie (Cat Power, Yo La Tengo, Guided By Voices, Pavement...)
ANGELO BADALAMENTI Blue Velvet Main title
ANGELO BADALAMENTI
B.O. du film Blue Velvet
Label : Varese Sarabande
Année : 1988
Face A : Main Title - Night Streets/Sandy And Jeffrey - Frank - Jeffrey's Dark Side - Mysteries Of Love (French Horn Solo) - Frank Returns - Mysteries Of Love (Instrumental)
Face B : Blue Velvet/Blue Star/Montage - Lumberton U.S.A./Going Down To Lincoln/Sound... - Akron Meets The Blues - Bill Doggett : Honky Tonk Part 1 - Roy Orbison : In Dreams - Ketty Lester : Love Letters - Julee Cruise : Mysteries Of Love
Genre : B.O.
Diffusé dans L'inventaire numéro 3 : Main Title
B.O. du film Blue Velvet
Label : Varese Sarabande
Année : 1988
Face A : Main Title - Night Streets/Sandy And Jeffrey - Frank - Jeffrey's Dark Side - Mysteries Of Love (French Horn Solo) - Frank Returns - Mysteries Of Love (Instrumental)
Face B : Blue Velvet/Blue Star/Montage - Lumberton U.S.A./Going Down To Lincoln/Sound... - Akron Meets The Blues - Bill Doggett : Honky Tonk Part 1 - Roy Orbison : In Dreams - Ketty Lester : Love Letters - Julee Cruise : Mysteries Of Love
Genre : B.O.
Diffusé dans L'inventaire numéro 3 : Main Title
Si le thème de Twin Peaks reste certainement la plus entêtante des compositions de Badalamenti, c'est avec Blue Velvet que débute sa contribution essentielle à l'univers de David Lynch. La bande originale comporte bien quelques morceaux de crooners des années 50/60 (période qui obsède et fascine le réalisateur), mais les arrangements de cordes et les nappes synthétiques sont les véritables déclencheurs de la sourde angoisse qui accompagne le spectateur. La B.O. de Blue Velvet peut d'ailleurs s'écouter les yeux fermés et suggérer à chaque auditeur ses propres images, son propre film.
Le thème qui accompagne le générique de début, inscrit sur un rideau de velours bleu électrique, est une envolée de cordes romantique et un peu tordue qui donne d'entrée la tonalité du film.
Si, comme beaucoup de B.O., on doit la publication de cet album à Varèse Sarabande, la version vinyle n'est pas sortie dans beaucoup de pays. Le morceau diffusé dans le mix vient d'un pressage espagnol acheté au mythique magasin madrilène La Metralleta.
samedi 11 août 2012
dimanche 5 août 2012
THE CHILLS There is no point in trying
THE CHILLS
Soft Bomb
Label : Flying Nun/Slash Records
Année : 1992
Face A : The Male Monster From The Id (3:47) - Background Affair (4:17) - Ocean Ocean (3:55) - Soft Bomb (3:12) - There Is No Harm In Trying (0:39) - Strange Case (3:56) - Soft Bomb II (1:02) - So Long (3:20) - Song For Randy Newman Etc. (3:02)
Face B : Sleeping Giants (3:25) - Double Summer (3:12) - Sanctuary (3:53) - Halo Fading (3:34) - There Is No Point In Trying (0:33) - Entertainer (3:17) - Water Wolves (4:35) - Soft Bomb III (1:08)
Genre : Pop champêtre
Diffusé dans L'inventaire numéro 2 : There's is no point in trying
Avec un changement de personnel constant et une discographie hiératique, The Chills est devenu en trente ans de carrière l'éternelle promesse de la pop néo-zélandaise. En fait, si les albums et les prestations scéniques ont toujours donné l'illusion d'un véritable groupe, The Chills est en vérité la création du seul Martin Phillipps, songwriter extrêmement doué, quoique très irrégulier. Soft Bombs marque la fin de sa période la plus productive, deux ans après l'amorce d'un succès international avec le bien nommé single : Heavenly Pop Hit. Malheureusement, la relative indifférence qui accueillit la sortie de Soft Bomb et la versatilité de Phillipps auront raison de The Chills qui ne donnera plus guère de nouvelles, à l'exception du très rafraîchissant Sunburnt en 1996.
A l'origine, le morceau choisi pour finir le mix était une ballade atmosphérique, The Entertainer, mais le hasard et le manque de temps l'ont remplacé par cette fantaisie énigmatique : There's no point in trying qui répond à une autre forme courte de l'album : There is no harm in trying....
SUNNY ADE Synchro System
KING SUNNY ADE & his african beats
Synchro System
Label : Island Records
Année : 1983
Face A :Synchro Feelings - Ilako (5:37) - Mo Ti Mo (5:30) - Penkele (3:59) – Maajo (4:07)
Face B : Synchro System (6:27) - E Saiye Re (3:28) - Tolongo (3:18) - E Wele (5:03) - Synchro Reprise (1:17)
Genre : Hypnotic Juju
Diffusé dans L'inventaire numéro 2 : Synchro System
Malgré un début de carrière compliqué qui se termine en imbroglio juridique au début des années 70, Suny Adé a publié à ce jour plus d'une centaine d'albums, à raison parfois d'une dizaine dans la même année. Il trimballe un ensemble d'une vingtaine de musiciens et ses concerts durent souvent plusieurs heures. Son jeu de guitare est marqué par ce phrasé typiquement nigérien, dynamique et lancinant, aussi indescriptible qu'immédiatement reconnaissable. Sunny Adé est le roi du "Juju", un style dérivé du Yoruba traditionnel combiné avec des instruments et des influences occidentales. L'Afro beat a beau être à la mode et la réputation de Sunny Adé internationale, sa discographie est particulièrement maltraitée par le numérique : rééditions rares, compilations hasardeuses, numérisation et emballages bâclés... Il faudra s'en contenter, ou courser les albums vinyles à travers le monde. Bonne chasse !
LES DUM'S Le dum-dum des grands singes
LES CHANSONS ET LES MUSIQUES DE TARZAN
Label : EMI - Pathé Marconi
Année : ???
Face A : Les Bongobos : Le Cri De La Jungle - Les Bongobos : Les Naufrages - Les Dum's : Le Dum-Dum Des Grands Singes - Annie Vassiliu, Lawrence Riesner, Les Dum's : La Berceuse De Kala - Les Bongobos : L'Affreux Totem - Les Bongobos : Les Cro-Cro Les Cro-Cro Les Crocrodiles
Face B : Monique Messine : La Chanson de Jai - Les Dum's : La Danse Des Grands Singes Nus - Les Bongobos : Tarzan Et Jeanne - Les Dum's : L'Enfant De La Jungle - Les Bongobos : Les Animaux Prisonniers - Les Bongobos : La Fête ManganiGenre : Jungle Boogie
Diffusé dans L'inventaire numéro 2 : Le dum-dum des grands singes
A la fin des années 60, les industries musicales Pathé sortirent L'enfance de Tarzan, librement adapté des romans d'Edgar Rice Burroughs, raconté par la voix chaleureuse de Pierre Tchernia et dialogué parJacques Lanzman et Jean-Claude Lattès. L'album fut un succès suivi par au moins 5 autres volumes. Chacune de ces histoires était agrémentée de respirations musicales qui allaient de la berceuse enfantine à quelques furieux instrumentaux censés illustrer attaques animales, fêtes tribales ou danses des singes. Derrière ces morceaux se cachent des compositeurs spécialisés dans les bandes originales et musiques d'illustration (Gérard Calvi, Philippe Combelle) et deux groupes déchainés : Les Bongobos et Les Dum's, ces derniers officiant sur l'énorme jam choisie pour ce mix.
Le volume 9 de la collection* est une compilation rassemblant ces morceaux, ce n'est pas un hasard s'il s'échange sur le très recommandable site Groove Collector...
*Il n'est pas certains que les volumes 6, 7 et 8, bien qu'annoncés, soient réellement parus. Si quelqu'un en sait plus, qu'il nous écrive....
Inscription à :
Articles (Atom)


